
samedi 2 février 2008
jeudi 31 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Orphée, liftier

Voilà l'aube.
mercredi 30 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Achile, vieillard

mardi 29 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Bilal, coupeur de Kebab

lundi 28 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : Par Romain, Policier

dimanche 27 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Achille, nourrisson

samedi 26 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Alberto, gardien

vendredi 25 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Dieu, dieu

Je fais des mondes, comme des mouchoirs jetables, j'ai des centaines de mondes dans la poche de mon veston, j'invente le temps, je me mouche avec le temps qui passe, je pisse des litres d'existences humaines, je regarde le bout de mon doigt à travers les horizons insondables et les singularités du cosmos.
J'ouvre le temps comme un vulgaire journal gratuit, je me délasse le temps que je mange des planètes, pendant ma pause, et je jette le temps dans la poubelle du néant. Je me cure les dents avec des civilisations, je mets des continents pour caler ma table qui bouge, je roule des crottes de langages dans les doigts quand je me gratte le Verbe. Je suis Dieu, je fais vraiment ce que je veux. En boite de nuit, je pourrais assurer comme une bête, mais j'ai ma dignité, et ces choses là ne m'intéressent pas. J'arriverais en Alpha-Roméo, ma montre Oméga dans la main. Mais je suis l'alpha et l'oméga tout court, c'est pas mal aussi.
jeudi 24 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par A., profane

mercredi 23 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : Par anna, société de nettoyage

mardi 22 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Mme Romano, extralucide

lundi 21 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Edmond, prêtre

dimanche 20 janvier 2008
NIGHTCLUBING, VIE NOCTURNE : par Tristan, petit garçon

samedi 19 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Willy, maquereau

vendredi 18 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Rachel, fille perdue

Voilà l'aube.
jeudi 17 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Rex , vigile

Toi...
Ah merde qu'est-ce que je fais avec lui ? Bon, normalement, je devrais pas le faire rentrer, sinon je vais avoir des problèmes. C'est pas que j'ai des consignes, mais on m'a dit t'es malin, toi. Mais si je le fais pas rentrer, j'aurais des problèmes aussi, à cause des associations. Tu pourrais pas sortir un couteau, ou montrer ton sexe, comme ça je te fais pas rentrer, c'est clair et net et on en parle plus ? Tu veux pas discuter avec moi ? Toute la soirée, je te raconte des blagues, si, comme ça tu rentres pas mais tu sors pas non plus, et on est tranquille toute la nuit, au seuil de la boite, entre deux mondes. Au seuil ! Au seuil de la nuit, du jour, du bien, du mal, je deviens fou.
mercredi 16 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Damien, célibataire

Regarde moi ! Où es-tu ? Disparue.
mardi 15 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Patrice, barman

lundi 14 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Léa, retraitée
Donc je me couche tôt. Je mange léger. Si je mange trop lourd, ça me pèse, je ne dors pas. Je m'agite alors, et je vois des ombres dans les placards.
Je regarde des photos. Il y en a tellement, j'ai l'impression que ce sont elles qui vivent là, et qui m'ont posée sur le fauteuil pour décorer. Je me couche tôt, après les informations, et toute la vie vient de passer. Je ne sais pas jouer de la musique. Dire que je n'ai jamais mangé de chiche kebab. Dire que j'ai pas voyagé aux Amériques. Je sors alors. Les ombres me regardent sous les portes, j'avance, je vais chez le Turc. Saladetomatoignon ? A moi la vaste ville. Je reviens avec mon petit sac blanc fumant, dans la nuit tombée. Je le pose sur le napperon de la table. Bon appétit !
Je regarde des photos. Il y en a tellement, j'ai l'impression que ce sont elles qui vivent là, et qui m'ont posée sur le fauteuil pour décorer. Je me couche tôt, après les informations, et toute la vie vient de passer. Je ne sais pas jouer de la musique. Dire que je n'ai jamais mangé de chiche kebab. Dire que j'ai pas voyagé aux Amériques. Je sors alors. Les ombres me regardent sous les portes, j'avance, je vais chez le Turc. Saladetomatoignon ? A moi la vaste ville. Je reviens avec mon petit sac blanc fumant, dans la nuit tombée. Je le pose sur le napperon de la table. Bon appétit !
dimanche 13 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Faxor, héros de la nuit

Une rumeur infernale gronde dans la ville, respire par les bouches d'égouts, comme les branchies d'un gigantesque poisson. Moi, Faxor, héros de la nuit, apprenti comptable le jour, je me glisse le long des murs aux affichages silencieusement hystériques. J'ai ma combinaison dans ma sacoche, et furtif et anonyme, je suis à l'affût des injustices et des abominations, pour y mettre un terme. Les murs sont secoués de musiques sourdes. Les méchants rodent, silhouettes rouges, spectres invisibles, savants fous aux drames intimes inavoués. Les monstres se cachent, et moi, je veille.
samedi 12 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par X, silhouette

vendredi 11 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Rachel, Sage-femme
Donc l'enfant qui se love, dans le ventre, au chaud, doux, tendre. Il entend des bruits extérieurs, feutrés, la folie du monde, il vit en harmonie, entre le foie, les poumons, les tripes. Puis il naît. Je l'accueille, morceau de lune, tendre animal infiniment craintif et fragile. Moi, mon fils a quinze ans, c'est un ado. Des fois, je te jure, je pourrais vraiment l'étrangler.
jeudi 10 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Fred, guitariste
Donc au début, on commence par des gammes. Ça s'enchaîne douloureusement ; avec des parpaings, monter des escaliers. Tes mains articulent comme si elles sortaient, la bouche pâteuse, de chez le dentiste. Puis tes doigts fredonnent, se dénouent comme un chignon d'interminables cheveux. Tes doigts ont bafouillé pendant des siècles et soudain, le vin coule de tes mains, tu parles l'argot de Dieu, ça se délie comme le chignon des sirènes, pendant que les clients mangent leur choucroute.
mercredi 9 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Claude, Madame
Donc, tout le monde porte des masques. Quand tu te lèves, tu portes un masque de rêve, quand tu es dans le métro, avec tes écouteurs vissés, tu portes un masque de musique ; quand tu manges, tu portes un masque posé sur la table ; quand tu vas aux toilettes, tu le poses à tes pieds et tu passes les mains par le trou de ton visage, pour chercher, comme si tu tendais ta main dans le cosmos. Quand tu promènes ton chien, tu portes un masque de chien, ou alors c'est ton chien qui porte un masque de maître. Tu descends l'escalier, aux murs feutrés et rouges. Au fond, dans un souterrain climatisé, les gens s'emboîtent, et tu reconnais leur masque familier.
mardi 8 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : Par Audrey, nymphe

Donc tu travailles dans la communication. Moi aussi un peu, en fait, j'aime beaucoup communiquer. Que dis-tu ? Tu aimes quoi tout court ? J'ai écrit des poèmes, comme tout le monde, oui, ne ris pas. Au calme je te les ferais lire. J'y parle de ma vie, de ma jeunesse, oui c'est maintenant, la jeunesse.
Dans le cou de la nuit
Il y a du parfum
Le parfum du bruit
Qui fume
Chez moi, il y a un vasistas, je suis en direct de la lune. Moi j'aime rire, ne ris pas. J'ai des drames intérieurs, aussi, des choses cachées. Heureusement, tout est bien étanche. Ça n'éclatera pas, comme un ballon. Ne ris pas. Ris, si tu veux.
lundi 7 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Martial, poète et artiste de performance

Donc, vers 22h, je me suis mis à mon bureau, habité par la nuit. Sur la moquette, le cendrier rebondit doucement, car j'habite au dessus d'une boite de nuit. Je sors alors du papier pour écrire, et du whisky. La lune se lève au dessus des toits, blanche comme ma feuille, orange comme le whisky. Des gens chantent dans la rue, je n'ai pas d'idée, je bois juste du whisky. J'allume la télévision.
dimanche 6 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Dominique, punk

J'aime fumer des clopes. La nuit est comme un tunnel à travers des canalisations de merde. Je regarde ces moutons qui vont s'entasser au "Saxo". Ils bossent toute la semaine, et le samedi soir ils se font gerber. Et puis ils me font gerber. Je rigole jusqu'à m'en déboîter la mâchoire. Des copains me rejoignent. "On va au Saxo ?" Oh non. Ils me laisseront jamais entrer, je représente tout ce qu'ils détestent. Au bar du Saxo, je bois une bière, j'attends, comme sur le crochet d'un grand abattoir, et puis, rien.
samedi 5 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Rodrigue, ex-vigile

Avec Totor, je garde le mur de la banque, je pleure, je rigole, je traite les gens de connards. Comme la vie passe ! Je regarde les putes, que je traite de putes. Puis je suis ému par une tête. Totor aboie, je traite Totor de connard. Je demande une clope à quelqu'un, je dis merci avec tout mon coeur, et je le traite de connard. Puis je serre Totor dans mes bras, mon poto, mon frère. Espèce de connard.
vendredi 4 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Myriam, pute

Donc vers 22 heures, j’ai eu un client, puis j’ai fumé une cigarette. Ensuite, j’ai eu un autre client, puis un autre. Après j’ai eu un autre client, mais c’était pénible, il n’avait pas de quoi payer. Il voulait me faire un chèque, l'abruti. Enfin, j’ai eu plusieurs clients, dont un informaticien, puis je suis allée me coucher.
jeudi 3 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Fred, mec bourré

Donc on est sorti, on est resté un moment dans le métro, on est rentré dans la boîte, il y avait je ne sais plus qui que j’ai rencontré que j’ai pas reconnu tout de suite, on a un peu discuté mais j’ai dit n’importe quoi ; finalement je l’ai reconnu et puis au bout d’un moment j’ai voulu aller aux toilettes, il y avait aussi des gens, je me suis lavé les mains et puis je me suis endormi et on m’a raccompagné.
mercredi 2 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Ulu, épicier

Donc, c'est 22 heures, je m'apprête à fermer boutique. Je vais rentrer mes salades, plus personne n'achète de salade, c'est la nuit. Juste des bières. Des jeunes, une fille avec un bonnet, des gens avec des pantalons rouges. Des bières. Des punques. Une grand-mère arrive, je lui dit "bijour" pour déconner. Elle achète une salade, et du cif. Un autre jeune, avec un bonnet. Peut-il me faire un chèque ? Je soupire. Il prend des bières.
mardi 1 janvier 2008
NIGHTCLUBBING, VIE NOCTURNE : par Bertrand, grand enfant

Donc vers 22 heures, je suis allé au "Saxo", le bar-dancing de Tassin-la-Demi-Lune, il y avait un concert de Stéphane et Jean-Mi (Stéphane au chant et Jean-Mi qui passe les disques de playback et qui allume et éteint très vite la lumière pour faire un stromboscope). Je me suis installé au bar et j’ai commandé un double whisky. Cette blonde, je l’ai repérée tout de suite, je lui ai offert une cigarette, puis on a parlé. Je lui ai raconté ma passion pour le C++, le langage JAVA, les scripts CGI-BIN, l’administration réseau (je suis informaticien). Vers trois heures du matin, je lui ai dit : « on va chez toi ? », elle m’a dit : « non ».
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